Cours "Economie de la Sécurité" : C.-A. Paillard
05/02/2006
Exposé : Guillaume Payre
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Le pillage technologique des pays développés Mythes et Réalités |
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INTRODUCTION |
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DEFINITIONS |
TECHNOLOGIE
La technologie fait référence à une activité de conception et de production en réponse à des besoins[1].
Toutes les technologies ne sont ni sensibles[2] ni "stratégiques"[3] mais il faut faire attention aux technologies duales[4].
PILLAGE
Le "pillage" englobe au figuré tous les moyens légaux et illégaux dont la finalité est ici le transfert de technologies : achat, licence, service de renseignement[5] entre Etats alliés[6] ou ennemis[7], espionnage privé, vol, rétro-ingénierie[8], pillage de guerre[9]...

On distingue 3 catégories d'acteurs aux intérêts divergents :
- les Etats : les PAYS DEVELOPPES[10] sont victimes de transferts de technologies à leur dépend. Cependant, la position de chaque pays (pilleur ou pillé) est changeante et les transferts de technologies sont un mouvement naturel et inarrêtable.


© Guillaume Payre
- les entreprises : dont la vocation première est la rentabilité.
- les acteurs économiques étudiés comme
. consommateurs[12]
. producteurs[13]
Le "patriotisme économique" n'existe que du côté des producteurs et des Etats mais pas du côté des consommateurs et des entreprises.
Le sujet s'inscrit dans un marché globalisé ou les échanges économiques entre agents produisent de la richesse.
Et non la guerre totale[14], c'est-à-dire la destruction des agents dans une lutte à mort qui mobiliserait tous les moyens.[15]
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PROBLEMATIQUE |
Les préjudices (financiers et militaires) étant impossibles à mesurer, quelle est la réalité du péril ?
Est-ce un faux problème qui cache de vraies questions économiques ?
Pourquoi les logiques de la protection de secrets technologiques et les impératifs économiques sont-elles irréconciliables ?
Contrairement à la démarche inductive[16] trop souvent utilisée dans le domaine de l'intelligence économique, ici sera adoptée une méthode inverse[17] :
- première partie théorique : les transferts de technologies sont inévitables car dans l'intérêt de presque tous les acteurs; seuls les moyens légaux ou illégaux pour les acquérir varient
- deuxième partie pratique : seul un modèle de recherche et développement ouverts avec seulement quelques technologies protégées temporairement est viable économiquement pour les pays développés.
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I- Les transferts de technologie dans une économie globale : quels acteurs ? quels intérêts ? quelles menaces ? |
Les intérêts des agents économiques dans la mondialisation des échanges technologiques sont irréconciliables
I-1. Les entreprises (privées) : la vente de technologies à tous prix
Leurs intérêts : augmenter leurs profits en augmentant ses ventes en satisfaisant la demande[18].
La technologie peut donc être protégée[19], vendue[20] ou obtenue[21].
Dans tous les cas elle a vocation à être exploitée FINANCIEREMENT. D'où la volonté des entreprises d'exporter toujours plus de produits technologiquement stratégiques que leur Etat d'origine[22] n'est prêt à accepter.
Les menaces illégales (minoritaires) :
- fréquemment des employés mécontent qui détournent des secrets industriels de leur entreprise pour leur propre bénéfice financier en les vendant ou simplement pour se venger
- exceptionnellement une "taupe" à l'intérieur de l'entreprise
- le vol[23]

Les menaces légales (majoritaires) :
- publicité externe trop ouverte ou mauvaise gestion de la communication de crise qui conduit à une mauvaise image[24]
- concurrent qui prend le contrôle de l'actionnariat, OPA de la part d'un fond d'investissement d'un pays étranger,
- brevets non déposés ou qui tombent dans le domaine public[25]
Exemples :
d'entreprises se protégeant [26]
d'entreprises actives[27]
d'entreprises victimes[28]
Ces 3 catégories se recoupent.
I-2. Les consommateurs et les producteurs : mêmes agents mais diamétralement opposés dans leurs intérêts !
Qu'il s'agisse des Etats (à la fois actionnaires d'entreprises publiques et passeurs de contrats pour se procurer des matériels de défenses ou autres), des entreprises (qui ont des fournisseurs et des clients) et des particuliers, leur intérêt est diamétralement opposé qu'ils soient en position de consommateur ou de producteur.
Intérêts des consommateurs apatrides en général
Leur intérêt étant d'acheter au moindre coût la meilleure technologie, peu importe le pays producteur[29].
ILS ONT DONC INTERET AU PILLAGE TECHNOLOGIQUE[30], qu'ils en soient directement[31] ou indirectement[32] bénéficiaires !
Intérêts des individus producteurs en particulier
Défendant leur emploi, les individus ont intérêt à garder leur savoir-faire et à ne pas le diffuser pour être gardés par leur employeur. Leur intérêt n'est donc celui de leur pays que parce que leur emploi est localisé dessus.
ILS N'ONT PAS INTERET AU TRANSFERTS DE SAVOIR-FAIRE, ni vers d'autres entreprises que leur employeur, ni même vers d'autres salariés à l'intérieur de la même entreprise !
Dans les deux cas leur "patriotisme économique" des individus est en nette diminution avec la mondialisation croissante de l'offre.
I-3. Les Etats dont la tâche difficile est de tout concilier : intérêt national, balance commerciale, avance technologique et supériorité militaire
Historiquement les Etats ont été les premiers acteurs mais logiquement leur place est en dernier, leur rôle étant de transcender les intérêts particuliers[33] pour faire émerger l'intérêt national.
La défense de l'intérêt national se mesure à l'aune de plusieurs critères interdépendants ou contradictoires :
- plein emploi sans inflation[34]…
- et un solde positif de la balance commerciale et celle des paiements
- …qui peut passer par le maintien des technologies dans le pays considéré[35] ou non…
- … tout en surveillant[36] les autres pays[37] pour connaître l'état d'avancement de leurs technologies[38]
- dernier point régalien : l'Etat se doit d'être prêt pour une guerre et surtout la gagner[39]
Les menaces posées par les services de renseignement étrangers
Outre les activités d'espionnage sur les entreprises stratégiques déjà considérées en I-1, les services de renseignements étrangers[40] s'intéressent de près au décryptage des communications officielles, aux orientations de politique industrielles…
I-4- relativiser non la réalité des menaces mais leur dangerosité
Il est scientifiquement impossible de quantifier économiquement par des chiffres le préjudice financier des entreprises victimes d'espionnage économique, encore moins pour les Etats.
Même quand des chiffres sont donnés[41] il ne faut pas les considérer en valeur absolue mais les comparer. Ainsi, les 200 Mds de $ prétendument perdus chaque année par les Etats-Unis ne représentent que 1,6 % de leur PIB[42]. Sans compter que ce qui est peut-être perdu à cause de l'information en libre accès est sûrement gagné par les avantages induits par une recherche ouverte et contradictoire.
Pour conclure provisoirement, Les logiques économiques des acteurs et les principes de protection des technologies stratégiques ne sont jamais réconciliables[43] à l'avantage de ces derniers. Il est donc dans l'ordre des choses, quelque soit le domaine, que les technologies soient toujours transférées des agents développés aux agents les moins avancés. Plutôt que de crier au pillage, d'envisager un retour au protectionnisme néfaste ou la conception de fausses bonnes idées, d'autres solutions sont à explorer[44].
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II- L'intelligence en économie au service de la suprématie technologique calculs coûts/bénéfices du bon usage des lois : les respecter, les contourner, les changer protection efficace et veille éclairée |
Les faits démontent plusieurs mythes de l' "intelligence économique". Ce qui ne rassure pas forcément puisqu'en se trompant de menaces, les pays développés passent à côté des bonnes parades.
Si les vraies menaces sont financières et légales plus que secrètes et conspiratrices, quelles est le bon comportement à adopter de la part des entreprises et des Etats ?
II-1. Eviter qu'une réussite ponctuelle du renseignement ne soit un échec économique majeur
L'espionnage économique permet plus de gagner du temps[45] que d'économiser de l'argent[46]. Il coûte aussi cher à mettre en œuvre, sans compter les risques d'être découvert[47]. De plus, le renseignement comme la veille technologique ne sont pas des fins en soit[48] mais doivent répondre aux besoins fondamentaux et ciblés des entreprises et des Etats[49]. Car au final le renseignement permet de rattraper un retard technologique, pas de prendre de l'avance[50].
Plusieurs conditions sont à remplir pour qu'un Etat et/ou une entreprise profitent pleinement du renseignement :
- seuls les succès technologiques rentables doivent être copiés[51]
- un bon pilleur ne doit pas se laisser intoxiquer[52]
- un bon pilleur doit être un bon copieur[53]
- le niveau de développement d'un bon pilleur[54] doit lui permettre de soutenir une course technologique[55] autrement que sous perfusion externe[56]
- paradoxalement, le meilleur copieur est un pays déjà développé avec de bons techniciens[57]
- un bon pilleur doit toujours être un acteur économique rationnel[58]
L'enseignement à tirer est que la performance globale du système économique est plus importante[59] que des réussites tactiques.
II-2. La concurrence technologique[60] mondiale à l’ère de la mondialisation :
Contrairement aux idées reçues, la mondialisation n'est pas sauvage et les normes tiennent une place importante.
Les moyens légaux pour faire pencher les termes de l'échange en faveur de l'agent considéré sont plus importants que les moyens illégaux.
Une manière habile et détournée[61] de voler des technologies est de le faire légalement[62]. Par exemple lors des rounds de l'OMC en forçant la libéralisation d'un secteur dans lequel le pays considéré a un retard technologique.
Autres moyens de mettre la main sur des technologies[63] ou de brider un concurrent étranger gênant[64] : prendre le contrôle de son capital[65] ou de celui de ses sous-traitants.
II-3. Protection efficace et veille éclairée font plus que fermeture et coups tordus[66]
Protection passive efficace contre :
- ses propres employés[67] et résidents[68]
- les services étatiques étrangers ou les entreprises concurrentes, en connaissant leur culture du renseignement[69]
Attitude offensive en faisant attention à ne pas être découvert selon le principe "pas vu pas pris". Tous les moyens, même illégaux sont bons si ils ne sont pas mis à jour. Gare alors à la chute.
Cependant, la veille technologique à partir de sources ouvertes[70] suffit généralement à couvrir l'essentiel des besoins.
Au final, la bonne connaissance des positions d'un adversaire ou concurrent aboutit à un cercle vertueux : information obtenue -> marché gagné -> budget de recherche, développement, test et évaluation[71] maintenu -> écart technologique creusé -> marché gagné…
Le rôle des Etats auprès des entreprises reste aussi important pour remplir ces fonctions nécessaire à la réussite économique et donc technologique :
- sécurité juridique[72]
- attractivité économique
- défense des intérêts de leurs "champions" économiques nationaux à l'extérieur
- synergie entre le renseignement étatique et les informations du secteur privé[73]
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CONCLUSIONs et RECOMMENDATIONs[74] |
- Tous les agents doivent se comporter façon économiquement rationnelle en n'oubliant pas leur intérêt
- Les transferts étant inévitables et la nécessité de rentabiliser financièrement les technologies indispensable, faire appliquer le mécanisme suivant :
. secret absolu et classification lorsque le produit en est à la phase de recherche et développement
. déclassification relative du secret lorsque l'étape de la production est en marche
. commercialisation à outrance et révélation de tout ou partie des secrets de fabrication après l'entrée en service du produit[75]


- l'intelligence en économie plus utile pour résoudre les vrais défis que "l'intelligence économique" qui en crée de chimériques.
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ANNEXES |
L'espionnage technologique en fonction des sources, des moyens et des fins
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Sources ouvertes (produits commerciaux) |
Sources classifiées (armes) |
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Cibles (BUTS) |
Entreprises privées |
- Etats - entreprises d'Etat - entreprises privées du complexe militaro-industriel |
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Commanditaire |
- Entreprises étrangères - Services de renseignement |
- Etats amis et ennemis - entreprises d'Etat étrangers - entreprises privées du complexe militaro-industriel |
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MOYENS "légaux" |
- Non protégées et livres de droit : OSINT (1) - traités de coopération technologique - clauses de transfert de technologie dans contrats d'armement ou de matériel sensible |
SIGINT(2) ou TECHINT
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MOYENS illégaux |
Si protégé par brevet, restriction d'exportation : OSINT |
HUMINT . Espionnage . transfuge (defector) |
© Guillaume Payre
Probabilité approximative de pillage technologique
en fonction des pays dans lesquels il se passe
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produit ou technologie |
dans le pays producteur |
dans un autre pays |
TOTAL |
probabilité |
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produit acheté |
au pays producteur sur étagère (neuf) |
à un autre pays producteur sur étagère (neuf) |
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inconvénients |
négociations souvent longues, coût financier acquisition élévé (partage coûts de développement + marge (surplus) producteur sans maîtriser la technologie) |
délai de livraison |
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gain (avantages) |
technologie fiable |
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bénéfice |
nul / coût |
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Exemple |
exportation de ALCM Black Shaheen aux EAU |
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Probabilité (approximation) |
50% |
50% |
100% |
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Probabilité |
17,50% |
17,50% |
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35% |
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produit acheté |
au pays producteur d'occasion |
à un autre pays producteur sous licence (neuf ou d'occasion) ou à un pays utilisateur (d'occasion) |
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coût acquisition (achat ou espionnage) |
en retard par rapport aux dernières technologies |
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avantages |
aquérir technologie ennemie |
aquérir technologie ennemie |
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inconvénients |
risqué, difficile, long |
risqué, difficile, long |
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bénéfice |
très élevé |
très élevé |
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bénéfice |
prix beaucoup moins élevé |
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Exemple |
Vente Mirage 2000 au Brésil par la France |
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Probabilité (approximation) |
80% |
20% |
100% |
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Probabilité |
4,00% |
1,00% |
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5% |
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produit volé |
dans le pays producteur |
dans un pays importateur (malgré contrôle des exportations mais d'où leur intérêt) |
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coût acquisition (achat ou espionnage) |
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très faible |
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avantages |
aquérir technologie ennemie |
aquérir technologie ennemie |
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|
inconvénients |
risqué, difficile, long |
risqué, difficile, long |
|
|
|
bénéfice |
très élevé |
très élevé |
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Exemple |
Israël MiG 21 Irakien |
Israël et Etats-Unis : MiG 21 Irakien |
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Probabilité (approximation) |
10% |
90% |
100% |
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Probabilité |
1% |
5% |
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5% |
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Plans volés |
dans le pays producteur |
dans un pays qui produit sous licence |
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avantages |
gain de temps |
moins risqué (pas d'atteinte à la sûreté de l'Etat P) |
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inconvénients |
doit avoir programmes équivalents et ingénieurs + techniciens |
doit avoir programmes équivalents et ingénieurs + techniciens |
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bénéfice |
variable |
variable mais plus élevé que 4PP |
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Exemple |
Concorde Franco-britannique en France par URSS (Tu-144) |
Mirage III français en Suisse par Israël (Kfir) |
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Probabilité (approximation) |
50,00% |
50,00% |
100% |
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Probabilité |
5,00% |
5,00% |
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10% |
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produit perdu lors d'une utilisation (guerre, opération…) |
par le pays producteur |
par un pays à qui le produit a été vendu |
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inconvénients |
aléatoire et chances faibles (doit être retrouvé intact et doit avoir compétences rétro-ingénierie) |
aléatoire et chances faibles (doit être retrouvé intact et doit avoir compétences rétro-ingénierie) |
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avantages |
énormes |
énormes |
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bénéfice |
énorme |
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Exemple |
Tomahawk américain lors utilisation en Afghanistan par Pakistan (récupéré par Chine ?) |
Sidewinder américain par Chine et transmis à URSS |
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Probabilité (approximation) |
50,00% |
50,00% |
100% |
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Probabilité |
10,00% |
10,00% |
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20% |
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produit observé de prêt ou de loin |
dans le pays producteur |
dans un pays dans lequel le produit est utilisé et/ou montré |
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avantages |
faibles |
faibles |
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inconvénients |
pas de risque |
encore moins de risques |
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bénéfice |
faible à court terme, moyen à long terme |
faible à court terme, moyen à long terme |
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Exemple |
Salon du Bourget, Farnborough |
Salon du Bourget, Farnborough |
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Probabilité (approximation) |
60,00% |
40,00% |
100% |
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Probabilité |
18,00% |
12,00% |
|
30% |
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TOTAL |
51,00% |
49,00% |
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100% |
© Guillaume Payre
[1] de marché à partir d'expériences pratiques et de connaissances scientifiques au service de finalités économiques explicites. En cela, la technologie a vocation à être gérée alors même que, par nature, elle relève pour partie de savoir-faire tacites
[2] le Ministère français de l'Industrie les recense tous les 5 ans :
en 1995 : Les 100 technologies clés de l'industrie française à l'horizon 2000
en 2000 : Rapport Technologies clés 2005
http://www.industrie.gouv.fr/agora/pdf/000352.pdf
à paraître en avril 2006 : Etude Technologies clés 2010
[3] aucune définition stricte n'existe, tout industrie ayant tendance à se prétendre stratégique pour échapper à la loi du marché et bénéficier d'aides publiques.
[4] surtout dans les groupes militaro-industriels : technologies civiles et militaires, ces dernières sont soumises à un contrôle qui restreint les exportations.
[5] L'espionnage micro-économique n'est pas le renseignement macro-économique
- Le renseignement macro-économique des pays développés sur les pays émergents étudie leurs capacités pour voir venir leur rattrapage
Cf. BAUD Jacques, Encyclopédie du renseignement et des services secrets, Lavauzelle, Paris, 2002 p. 560 – 561
- L'espionnage micro-économique ou "intelligence économique" [le mot n'existant qu'en français (Competive Intelligence in English) et étant un pléonasme, il ne sera pas employé ici] ou renseignement technologique a pour but l'acquisition de technologies par les moyens habituels (légaux et surtout illégaux) du renseignement
Cf. BAUD Jacques, Encyclopédie du renseignement et des services secrets, Lavauzelle, Paris, 2002 p. 579 – 584
[6] 1er pillage technologique d'ampleur par des moyens illégaux (espionnage pour raisons idéologiques au profit de l'URSS par des scientifiques) : projet Manhattan (construction de la bombe A par les Etats-Unis) à Los Alamos
[7] voir à cet égard les programmes d'espionnage technologiques en Europe de l'ouest mis à jour par la taupe Farewell
[9] c'est le seul mode d'acquisition qui soit entièrement gratuit. Le dernier pillage technologique massif au sens propre du terme date de 1945 dans l'Allemagne vaincue : vol de prototypes (d'avions à réaction, de fusées, de bombes volantes…), "enlèvements" de savants (Werner von Braun…) par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne la France et l'URSS qui a même déplacé des usines.entières.
[10] Economiquement : ceux qui ont un fort Produit Intérieur Brut (moins en valaur absolue que par habitant). Soit arbitrairement aujoud'hui: les pays de l'OCDE, de l'Europe centrale et orientale et dans une moindre mesure de la CEI
[11] Pour preuves, en 2005, la Nouvelle-Zélande a expulsé des israéliens, la Norvège des Russes et l'Australie des Chinois, à chaque fois après flagrant délit d'espionnage illégal.
[12] les Etats lorsqu'ils font des acquisitions pour la défense ou autres, les individus comme acheteurs…
[13] outre les entreprises déjà citées, les individus lorsqu'ils sont en position de travailleur…
[14] Guerre où la décision ne se fait plus sur le champ de bataille mais dans les laboratoires (qualité) et dans les usines (nombre)
[15] dont au premier rang les facteurs de production. La notion trompeuse et non-pertinente de "guerre économique", est à rejeter car fausse dans ses termes Cf :
http://econo.free.fr/scripts/faq2.php3?codefaq=19
Qu'est-ce que la GUERRE ECONOMIQUE ?
Concept éminemment foireux. La guerre, c'est la continuation de la politique d'Etat par des moyens violents (d'après Clausewitz). Le concept de guerre économique suppose que les conflits armés entre Etats sont aujourd'hui remplacés par des conflits de nature économique. La guerre pour les territoires à coups